
Pourquoi est-il si difficile de se sentir libre ?
حسام الرسام
Description
<p>Le confinement nous a permis de ressentir ce que signifiait <strong>perdre sa liberté. </strong>Si cette expérience peut sembler dérisoire en comparaison de celles et ceux qui vivent emprisonnés, elle révèle cependant une chose : c’est parfois en étant privé de liberté que nous nous rendons compte de sa valeur. Trop habitué.e.s à ce que nous considérons comme acquis, il est parfois nécessaire de s’éloigner ou de perdre ce que nous avons, pour enfin être capable de <strong>faire l’expérience de la liberté. </strong></p><br><p>Alors, pourquoi est-ce difficile de construire notre propre définition de la liberté ? Pourquoi s’agit-il parfois d’un combat contre nos acquis, contre nous-même ? Pourquoi notre quête individuelle de liberté peut-elle nous paraître si difficile et douloureuse à mener ? </p><br><p>Dans cet épisode d’Émotions, la journaliste Justine Rodier s’interroge sur <strong>ce qui nous fait nous sentir libres</strong>. Pour questionner les mécanismes et les paradoxes de ce sentiment, elle s’appuie sur les <em>Mémoires d’une jeune fille rangée</em> de Simone de Beauvoir et sur deux témoignages : celui de <strong>Redwane</strong>, qui a passé <strong>six années de sa vie en prison </strong>et celui de <strong>Mélanie</strong>, qui, après un licenciement, a décidé de pratiquer le <strong>voyage en solo</strong>. </p><br><p>Tous deux nous parlent de la manière dont ils ont réussi à s’extraire de leur quotidien dont ils se sentaient prisonniers : le “<strong>métro-boulot-dodo</strong>” pour Mélanie, la <strong>monotonie et la violence de la prison</strong> pour Redwane. Pour analyser cette notion trop souvent mal comprise qu’est la liberté, Justine Rodier a interrogé <strong>Aurore Malet-Karas</strong>, neuroscientifique, et <strong>Pierre-Jean Memmi</strong>, professeur de philosophie qui a également enseigné en prison. Ils analysent conjointement les difficultés rencontrées pour se sentir libre et ce paradoxe : avoir <strong>trop de choix</strong> peut, plutôt que de nous rendre libres, no